Aller au contenu principal

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.

L'actualité de la HEG-FR

Swiss International Entrepreneurship Survey 2016

17 oct. 2016

Publication des résultats de l'étude Swiss International Entrepreneurship Survey - 2016 Piloté par la Haute école de gestion Friboug (HEG-FR), en partenariat avec PostFinance, le Swiss International Entrepreneurship Survey (SIES) se penche sur le comportement d'internationalisation des PME suisses. Menée auprès de plus de 600 PME réparties sur l’ensemble du territoire, l’enquête 2016 montre que l’internationalisation est un véritable atout pour faire face à la pression du franc fort et aux effets de la mondialisation. Elle révèle par ailleurs que l’ouverture au reste du monde a une influence positive sur la force d’innovation de nos entreprises.

La demande étrangère reste le principal moteur de l’internationalisation

Une analyse comparative des résultats de l’enquête 2016 avec ceux des trois études précédentes (2007, 2010 et 2013) permet de saisir l’évolution des comportements d’internationalisation des PME suisses sur une dizaine d’années. Principal constat : la demande étrangère a perdu de son importance mais reste le principal moteur qui pousse nos PME à sortir des frontières helvétiques (72% en 2013 contre 54% en 2016). En cause ? La force du franc suisse dont les effets se font sentir tout particulièrement depuis début 2015. Les taux de change peu propices à l’exportation conduisent même une bonne partie de nos entreprises à s’intéresser davantage au marché indigène. En 2007, 58% d’entre elles considéraient ce dernier comme limité, elles ne sont plus que 42% en 2016.


Un rempart contre le franc fort

Pour nos PME exportatrices, il apparaît aujourd’hui plus que jamais essentiel de profiter des marchés globaux afin de réduire leur dépendance au marché européen (81% des PME suisses sont actives en Europe de l’Ouest) et aux risques du franc fort. Le fait d’être actif sur plusieurs marchés permet en effet de diversifier les risques et de voir l’avenir avec plus de sérénité. Fin 2015, plus du tiers des PME interrogées étaient présentes en Amérique du Nord et près de 20% en Asie du Sud-Est.


Une internationalisation plus professionnelle

L’exportation directe reste le canal de distribution de prédilection des PME suisses. On observe cependant certains glissements : l’entrée sur un nouveau marché se fait de plus en plus par l’intermédiaire d’acheteurs importants et influents. L’augmentation significative de l’implantation de succursales à l’étranger, de sociétés affiliées ou de nouveaux sites de production avec leurs propres structures de distribution indique que nos PME s’internationalisent avec davantage de professionnalisme.


Quand l’internationalisation dope l’innovation

Le processus d’internationalisation comporte des risques, mais aussi de nombreuses opportunités. Pour la plupart des PME suisses ayant pris part à l’enquête, l’ouverture au reste du monde a une influence positive sur la force d’innovation : développement de nouveaux produits, augmentation du niveau de compétences du personnel et du nombre de brevets. En améliorant leurs produits ou services afin de s’adapter à de nouveaux marchés, ces PME sont amenées à sortir de leur zone de confort.


S’appuyer sur des « hubs » pour progresser

L’enquête 2016 fait apparaître une logique de progression « par hubs » lorsque nos PME tentent de pénétrer des marchés marqués par une forte différence culturelle : Japon, Amérique centrale ou Asie du Sud-Est. Leur présence dans une métropole géante comme Tokyo (70,4%), Mexico (51,7%) ou Singapour (48,7%) contribue de manière décisive à leur succès grâce à la forte concentration de décideurs et d’entreprises de services spécialisées dans l’informatique, la finance, le droit, le marketing ou encore la communication. La capacité d’internationalisation des PME dépend largement de ces réseaux sur lesquels elles s’appuient et grâce auxquels elles peuvent identifier de nouvelles opportunités d’affaires.


La collaboration avec les hautes écoles suisses ne convainc qu’une PME sur six

Seules 14,6% des PME sondées pensent que les universités et les hautes écoles suisses sont des partenaires de recherche et développement utiles à leur expansion géographique. Un constat sans appel qui démontre le manque actuel de passerelles entre ces hautes écoles et les PME suisses. Pour faire suite à la publication de l’enquête SIES 2016, la Haute école de gestion Fribourg organisera prochainement une série de workshops consacrés aux stratégies d’internationalisation des PME et destinés aux entrepreneurs de tout le pays.


Un quart des décideurs n’a aucune expérience internationale

Les résultats de l'enquête révèlent que plus de la moitié des personnes interrogées jouissent d’une expérience professionnelle à l’étranger ou qu’elles y ont longuement séjourné. Un quart d’entre elles ne bénéficie d’aucune expérience internationale. Partant de ce constat qui se répète depuis plusieurs années, la Haute école de gestion Fribourg a lancé le programme « International Boot Camp » qui vise à offrir une vision internationale aux entrepreneurs par le biais de voyages d’études aux Etats-Unis (Boston, Silicon Valley), à Singapour ou en Chine. Les étudiants Bachelor en économie d’entreprise ont quant à eux l’opportunité de suivre un cursus trilingue (français, allemand, anglais) qui leur permet ainsi de développer des compétences essentielles pour une carrière internationale.

 

Service de recherche

+41 26 429 63 84